Mon histoire

Je ne suis pas arrivée là
par hasard

Bénédicte Santerre, naturopathe et réflexologue

Si je t'accompagne aujourd'hui, ce n'est pas de la théorie. Tout ce que je transmets, je l'ai d'abord traversé.

J'ai commencé ma vie sur scène. Et pourtant, rien ne m'y destinait : j'étais d'une timidité maladive. Je rougissais rien qu'en disant bonjour. Acheter une baguette de pain, demander une carafe d'eau au restaurant, c'étaient de véritables épreuves pour moi.

Le chant, la scène, les bals ont été ma première thérapie. Là, sur scène, avec la musique dans le sang — celle de mon père, celle de ma famille — je me dépassais. Le corps, la voix, l'expression sont devenus mon langage, celui qui me libérait quand les mots me terrifiaient.

Et comme beaucoup de femmes, j'ai appris très tôt à me mettre de côté. Mon premier régime, je l'ai fait à 14 ans. Depuis, une petite voix me répétait qu'il fallait me contrôler, me contraindre, être à la hauteur. J'ai fondé une famille, je suis devenue mère. Et quand la vie l'a demandé, c'est moi qui ai rangé mes rêves pour reprendre une voie plus « raisonnable ».

C'est là, sans le savoir, que tout a commencé

Je suis devenue secrétaire médicale. En médecine générale, j'ai appris l'humain, l'écoute, la relation. En radiologie, j'ai appris le corps — l'anatomie, les os, les organes, la façon dont se construit un diagnostic. Ces deux mondes, l'humain et le corps, je ne le savais pas encore, mais j'allais les réunir un jour.

Le vrai basculement est venu d'un silence. Quand ma fille, à 3 ans, a cessé de parler, un long parcours a commencé — médical, psychologique, et en parallèle, spirituel. C'est là qu'est né mon besoin de comprendre autrement. De chercher le naturel, le sens, le lien entre le corps et ce qu'il porte.

Et puis, un jour, je me suis choisie

J'ai aussi traversé une très longue relation toxique — vingt-six ans de ma vie. Je sais ce que c'est que de se perdre, de s'oublier, de ne plus se reconnaître dans le miroir. Je sais ce que c'est de croire qu'on est faible, alors qu'on est simplement prise dans un mécanisme qui nous dépasse.

Après des années à passer après tout le monde, j'ai décidé de me mettre — enfin — en premier. J'ai quitté ce qui m'abîmait. J'ai repris mon souffle. Et mon corps a suivi : j'ai commencé à perdre du poids il y a trois ans, et j'en perds encore aujourd'hui. Pas en me privant. En me comprenant.

J'ai aussi quitté le nord de la France pour une idée qui m'habitait depuis toujours : vivre dans le Sud. Aujourd'hui, j'y suis, avec ma fille. Je fais partie d'une association école de musique — parce que la musique ne m'a jamais quittée. Et je danse les danses latines : comme le chant autrefois, la danse m'aide chaque jour dans ma relation aux autres, à moi, et à mon corps. Hier la scène m'a libérée de ma timidité ; aujourd'hui le mouvement continue de me relier au vivant.

Ma façon de travailler

Je me suis formée en naturopathie dans une école sérieuse, qui m'accompagne encore aujourd'hui. Et je ne me suis jamais arrêtée là : je suis passionnée de neurosciences, et je cherche, tout le temps, à comprendre. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est faire des liens — entre le corps, l'esprit et la psyché, mais aussi entre ce que la science explique et ce que j'ai vécu, ce que je vis encore.

Au fil des années, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes extraordinaires qui m'ont énormément appris et m'ont ouvert à des horizons différents. J'en suis convaincue : garder l'esprit ouvert est l'une des clés primordiales de notre évolution. La rigueur et le ressenti ne s'opposent pas — ils se complètent.

D'ailleurs, si un jour on te dit que faire confiance à tes ressentis est une erreur : fuis. Ton corps sait. Mon travail, c'est de t'aider à le réentendre.

Aujourd'hui j'ai 50 ans, et je suis toujours en chemin — parce que se comprendre, ce n'est jamais fini. C'est justement pour ça que je peux t'accompagner. Je ne te parle pas d'en haut. Je te parle d'à côté, un peu plus loin sur la route.

Ce que j'ai appris, je te le transmets : ton corps n'est pas ton ennemi. Il est ton messager. Et les étapes que tu traverses ne sont pas des fins — ce sont des passages.

« N'attends pas d'être malade pour prendre soin de toi. »

On fait un bout de chemin ensemble ?

Que tu traverses la périménopause, la ménopause, ou la reconstruction après une relation toxique — je t'accompagne, à ton rythme.

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